Le Paris-Brest-Paris de Pascal

  Départ de Saint Méen le samedi matin sous la pluie pour le retrait de la plaque de cadre « C220 » prévu dans la tranche horaire de 14h30-15h. Plus de 3/4 d’heure d’attente sous la pluie pour récupérer la fameuse plaque auquel est intégré une puce « GPS » pour le pointage lors des différentes étapes. Je ne traine pas et je rejoins ma soeur à Paris pour passer la nuit. Au réveil, le dimanche matin, il pleut des cordes sur Paris et ce jusqu’à midi: mon moral est un peu en berne car rouler sur des routes mouillées… On se rend pour 14h à la Bergerie Nationale de Rambouillet pour le départ sous quelques éclaircies et je rencontre Anthony puis Vincent puis Alain et Olivier qui sont « parqués » dans leur sas de départ du groupe « B ». Je rejoins ensuite mon groupe C. Et au départ je m’arrête pour un bonjour à Loïc et Sylviane qui sont déjà là pour l’ambiance car ils ne partent que le lendemain matin.  Départ à 16h30 pour moi, je remonte petit à petit le groupe qui se scinde et l’on forme rapidement un groupe de bons rouleurs. Les routes sont sèches mais le vent est de face (ouest) et va rester ainsi jusqu’à Brest. Passage à Mortagne au Perche dans un groupe d’une centaine d’unité puis direction Vilaines La Juhel pour le premier pointage et le remplissage des bidons. Je repars assez vite avec une vingtaine de compagnons. Cela roule toujours à un bon rythme. On enchaîne Fougères puis Tinténiac. Je n’ai pas vu la nuit passée et je m’arrête un bon quart d’heure à St Méen pour refaire les pleins et changer de maillot. Je repars derrière un groupe que je ne vais jamais revoir. Une première partie seul jusqu’à Loudéac. Je tamponne mon carnet puis direction les côtes de Trévé où je suis rejoint par Olivier et Alain que j’avais du doubler… On roulera ensemble jusque Carhaix. Je pars ensuite avec des « nordiques »: norvégiens, suédois, anglais et hollandais. Ils sont trop puissants pour moi et je « saute » volontairement » dans « Roc Tréverzel » car je me serai mis dans le rouge si je les avais suivi. Seul ensuite jusqu’à Brest où je me fait doubler par une mamie….. en vélo électrique dans la côte de Plougastel Daoulas. Brest en moins de 24h avec le vent de face: je suis déjà content! Ne reste plus qu’à faire l’autre moitié! Je repars assez vite seul encore et j’arrive à Carhaix avec 3 bons rouleurs. Un bon quart d’heure d’arrêt puis je démarre seul en attendant le groupe d’Olivier mais ce sera avec des anglophones pour la difficile partie Carhaix-Loudéac. Cela monte et descend continuellement et heureusement qu’il fait nuit car l’on ne sait jamais où sont les sommets…Arrivée à Loudéac vers minuit: il y a des vélos partout, c’est impressionnant! Je remonte rapidement sur mon vélo avec un super moral car je sais que je vais rejoindre mon lit! Je vais juste rattraper un ami, Éric, sur cette portion jusqu’à St Méen: on n’avait jamais roulé ensemble sur un PBP.  Je m’arrête donc à St Méen tandis qu’Éric continue sans vouloir dormir. Recharge des batteries, douche, repas (pâtes au beurre!) et direction le lit pour 3 heures de sommeil. Lever à 6h pour un départ à 7h. Petit arrêt à Quédillac mais peu de monde si tôt. Je roule seul jusqu’à Tinténiac. Je suis frais et je repars en compagnie d’une superbe rouleuse hollandaise et de son ami: quel jeu de jambes mais elle commence à coincer quand il faut faire un peu de force. Fougères puis je démarre seul. Une vingtaine de kilomètres plus loin, je suis rejoint par quatre américains avec qui je resterai jusqu’au bout. Les pointages s’enchaînent et notre groupe grossit ou s’amincit au fil des étapes mais nous resterons tous les cinq ensemble jusqu’à Rambouillet pour le pointage final. Éric (mon « beauf ») et Séranne (ma nièce) sont présents à mon arrivée. Un dernier moment de convivialité avec mes camarades de route pendant le repas et pour les photos souvenirs avant de se quitter.
  Un peu plus de 55 heures, un mal de fesses conséquent accentué au final par les pavés de la bergerie mais encore une belle épreuve où l’humilité est de rigueur avec des rencontres au fil des kilomètres qui restent de beaux souvenirs.

  Je remercie toutes les personnes qui m’ont encouragé tout au long du parcours mais je n’ai pris connaissance de vos messages qu’à mon arrivée et ce résumé vous permettra de revivre rapidement cette épreuve mythique.